Vous avez peut-être déjà pris en engagement sur un coup de tête, a un moment où vous êtes pris dans une ambiance, motivé-e par les gens autour de vous ou ce qu'il y avait dans votre verre il y a quelques minutes.
Ce genre d'engagement est diffèrent selon votre âge, mais jamais totalement raisonnable. Et quand on est quarantenaire, ca tourne souvent autour du sport. Une sorte de manière de se montrer qu'on a mal au dos le matin, qu'on est cuit pendant 3 jours si on se couche un peu tard... mais qu'on a encore du jus, tabernouche.
Nous allons donc vous conter la fabuleuse histoire de Marion qui s'inscrit un soir a un semi-marathon autour d'une bière avec les copines.
Pour vous donner une idée de l'ambiance...
Tout a fait adaptée a une inscription dans un évènement sportif, comme vous le voyez.
Des le lendemain, l'idée paraissait un peu... osée. Surtout que l'on était en plein hiver et que la course en question était prévue en avril : l'entrainement allait se tenir entre -25 et 0 degrés. Sans compter sur le mal de genou persistant.
Vous connaissez Vincent : la voix de la raison, toujours la quand il faut un esprit sérieux. Le conseil a donc été rapide, clair, évident : "Ok, je m'inscris aussi et je fais l'assistance".
Et on peut aussi compter sur les professionnels de la santé. Ainsi, Marion est allé voir un physiothérapeute (= kiné) un matin, et lui a dit qu'elle avait un genou chroniquement en vrac et jamais couru plus de 14km, mais qu'il fallait l'aider a courir un semi-marathon dans quelques mois. Il lui a donc logiquement répondu "Allez, voila le plan d'entrainement".Nous voila donc partis pour des mois d'entrainement avec 4-5 sorties par semaine (souvent sur un tapis de course au debut), 1 séance de physiothérapeute toutes les deux semaines, 2 séances d'exercice a la maison tous les jours...
Avec entrainement dans la neige
Puis un peu de neige, pour changer
Vous vous rappelez du week-end a Boston ?
Bon bah, même la, il a fallu aller courir le matin
Tout ca avançait bien. L'objectif est passé de "Finir, ce serait bien" a "Finir en 2h30". Mais celles et ceux qui se ont suivi un plan d'entrainement le savent : le risque, c'est la blessure.
Et quand les chemins du parc ressemblent a ca, le risque est un peu élevé
La peau gelée sur les quelques centimètres carré non couverts par le pantalon, ca n'est pas une blessure, ici.
A la première sortie patinoire, un enfant avait trouvé que Marion était une bonne structure pour s'accrocher. Un peu vite, cela dit, ce qui les a conduit par terre tous les deux. Avec une douleur peu sympathique mais heureusement courte pour Marion.
Tout l'hiver, sa position sur les patins montrait une légère appréhension, a cause de ca...
Mais aucune glissade de tout l'hiver. Le plan se déroulait donc sans accroc, jusqu'à passer au stade "Finir en 2h15 mais je n'ose pas trop le dire parce que ca me semble pas possible".
Et puis, patatras comme on dit quand on est vieux. Avant-dernière sortie longue (1h50), le soleil revient, le rythme de course est bon... Mais quelques heures plus tard, on comprends qu'un truc cloche.
Une démarche chaloupée qui ne trompe pas
Verdict : genou gonflé parce que trop sollicité. Le message, c'est "T'es bien gentille, mais ca sera sans moi, c'est trop". Difficile de marcher, alors courir... Pause obligatoire, avec reprise toute douce et tests pour voir si ca tient ou non. On est a quelques semaines de la course, c'est la joie.
On passe donc au stade "Finir si j'arrive a courir sans perdre un genou".
Le genou dégonfle, les tests se passent bien, mais jamais pendant plus d'une heure de course.
On y va, mais on a peur
Dimanche 19 avril. Il fait froid, il neige, puis il pleut, puis il re-neige. Le printemps montréalais.
Elle est pas bucolique, cette ambiance ?
Et la voila partie. Le plan était que Vincent vérifie le rythme pour ne pas être trop lents et pousser un peu si besoin. CA N'EST PAS DU TOUT ce qui s'est passé.
Il a plutôt fallu galoper pour rattraper Marion parce qu'elle était partie toute seule pendant qu'il regardait ailleurs. Jusqu'à se demander s'il ne fallait pas la ralentir un peu. Parce que le genou. Et parce que 21km, c'est long, surtout quand on a grillé toute son énergie dans les 5 premiers kilomètres.
Mais elle a tenu tout le long sur son rythme. Et le genou a juste tenté de se faire remarquer 2-3 fois, mais il a vite compris qu'il valait mieux se faire discret.
21 km plus tard :
Les cris vous sont généreusement offerts par Chloé
On se rappelle de l'objectif "Finir en 2h15, je serais hyper contente mais ca n'arrivera jamais" ?
Pour boucler la boucle, l'une des responsables de l'inscription initiale était la tout de long pour crier sous la neige et la pluie.
Finalement, on a des idées parfois si mauvaises dans les soirées entre copines
Trop forte Marion. Mais le genou s est vengé
RépondreSupprimerTrop fière de toi cousine ♥️ bravo
RépondreSupprimerBravo mais quel exploit !!! Un mental d'acier pour rester motivée malgré la neige le verglas et le genou !
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